Défendre la vie et comprendre la réalité de la guerre
26 janvier 2026
Institut Andrea Wolf, Académie de Jineolojî
Nous vivons en temps de lutte où les étoiles résistent à l’obscurité, à cette obscurité qui cherche à engloutir leur lumière. Nous vivons une lutte où la vie est étranglée mais, continue, malgré tout, de demander avec force sa liberté. Nous sommes aujourd’hui en plein cœur de la Troisième Guerre mondiale. Partout, l’impérialisme, le nationalisme, le fondamentalisme religieux menacent la vie, attaquent son existence même. La période historiqe que nous vivons est une guerre faite aux femmes : une guerre qui prend nos vies en otage, comme des outils à disposition dans les rapports de pouvoir globaux.
L’un des points névralgiques de cette guerre se situe au Moyen-Orient, au centre des montagnes et des plaines du Kurdistan. Depuis le début de cette année, la brutalité des attaques continues contre la Révolution du Rojava et les régions autonomes du Nord et de l’Est de la Syrie donne un nouveau visage à cette guerre contre la vie et la liberté.
Qui nourrit la guerre ?
La guerre que nous vivons aujourd’hui n’est pas nouvelle, elle est apparue avec les premières expressions du patriarcat. Elle est avant tout une guerre de mentalités contre les forces démocratiques construites autour des femmes, contre celles qui défendent la liberté contre les structures patriarcales et destructrices de l’État.
DAESH peut être analysée comme structure de pouvoir condensant toutes les caractéristiques de la mentalité violente de l’État. Son objectif est clair : imposer un seul drapeau, une seule couleur, une seule manière d’être, en menaçant d’anéantissement toutes les autres formes de vie. Cette même mentalité se retrouve, sous des formes plus diluées, dans celle des forces hégémoniques des États-nations qui réduisent la multiplicité des identités en une affirmation identitaire unique. La guerre menée aujourd’hui contre le Rojava n’est pas simplement une coalition de groupes jihadistes. Elle est l’expression des hégémonies mondiales. Il ne s’agit pas d’une guerre civile mais d’une affirmation brutale de la Troisième Guerre mondiale.
Le 20 janvier 2026, Tom Barrack, envoyé spécial des États-Unis pour la Syrie, a déclaré ouvertement que l’objectif de l’alliance avec les Forces démocratiques syriennes (FDS) était arrivé à son terme. Alors même que les forces du HTS s’unifient avec les milices turques et libèrent activement des prisonniers de l’Etat islamique, Tom Barrack exprime de manière très ouverte et contradictoire les motivations opportunistes des États-Unis :
« La Syrie dispose désormais d’un gouvernement central reconnu, qui a rejoint la coalition mondiale contre l’Etat islamique, devenant un partenaire des forces occidentales et des États-Unis dans la luttre contre le terrorisme. Cela modifie la logique du partenariat entre les États-Unis et les FDS. L’objectif initial des FDS en tant que principale force sur le terrain contre l’État islamique a en grande partie expiré, puisque Damas est désormais disposé et en mesure d’assumer les responsabilités sécuritaires, y compris le contrôle des centres de détention et des camps de l’Etat islamique. »
Le lendemain, une vidéo a circulé dans le monde entier: un homme, debout, brandissait un drapeau de l’Etat islamique au sommet de la porte d’entrée de la ville de Raqqa. L’ancienne capitale du califat est de nouveau plongée dans la violence, la destruction et la mort.
Alors que le président français Emmanuel Macron, également membre de la coalition antiterroriste, et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, ont déclaré s’aligner sur la position des États-Unis concernant la Syrie, les forces du Gouvernement de transition syrien ont réussi à ouvrir, dans la région autonome, les portes des prisons qui détenaient des prisonniers de l’Etat islamique depuis la libération du territoire en 2017.
Le Gouvernement de transition syrien s’inscrit pleinement dans le projet de réorganisation du Moyen-Orient dirigé par les États-Unis et les forces occidentales, aux côtés de la Grande-Bretagne, de la Turquie et de l’Union européenne. Tous poursuivent la même ligne de massacres que subissent les populations du Nord et de l’Est de la Syrie. Quelques jours seulement après le début des massacres à Alep, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, s’est inclinée en promettant la somme exorbitante de 620 millions de dollars au gouvernement de transition syrien. Ce n’est pas une coïncidence. Le génocide et la guerre ne sont pas des exceptions dans la manière d’agit des États-nations : ils font partie intégrante de leur tradition.
Nous devons continuer à analyser la situation actuelle d’une point de vue géopolitique avec la clarté idéologique qui permet de comprendre ce qui est attaqué et comment, de facto, se construit notre défense.
Qui nourrit le monde ?
Depuis la révolution au Rojava et dans le Nord et l’Est de la Syrie, un processus de reconstruction de la confiance en l’humanité est en cours. Les peuples ont retrouvé leur dignité, lourdement attaquée par le régime Ba’ath et d’autres forces terroristes, comme l’État islamique. C’est un processus de construction de ponts entre les peuples. Un processus par lequel ils ont mis en place un modèle d’autogouvernement – radicalement différent du modèle étatique – fondé sur une société unifiée. En suivant le paradigme de la modernité démocratique, la proposition d’une nation démocratique est devenue une réalité matérielle. Cette réalité affirme une manière de gouverner fondée sur l’unité dans la diversité, la solidarité et sur la défense de la société communale face aux attaques menées par la modernité capitaliste de l’État et sa mentalité.
Une nouvelle manière d’organiser la vie a été mise en œuvre et des esprits libres ont fleuri. Des coopératives agricoles ont été créées. Des méthodes communautaires et écologiques de gestion de l’énergie, de l’eau et des ressources ont été développées, de nouvelles institutions démocratiques de justice réparatrice ont été créées, et de nombreux centres de recherche et d’étude sur l’histoire et les langues ont vu le jour. Grâce aux initiatives des femmes, des méthodes éducatives orientées vers sur la libération ont été élaborées et de nouvelles sciences, telles que la Jineolojî, sont devenues fondamentales pour la compréhension que les femmes ont d’elles-mêmes. C’est cette approche révolutionnaire de la vie, cette mentalité communale, que la guerre attaque aujourd’hui avec une profondeur idéologique assumée.
Depuis le 6 janvier, lorsque des groupes mercenaires du gouvernement de transition syrien et de l’État turc ont attaqué les quartiers auto-administrés d’Alep, Sheikh Maqsoud et Ashrafieh, la réalité des institutions démocratiques – et en particulier des institutions des femmes – a été fortement attaquée. La bibliothèque des femmes d’Alep, dédiée à notre camarade assassinée, Nagihan Akarsel, a été protégée pendant des jours par nos camarades de Jineolojî, jusqu’à ce qu’elles soient contraintes de fuir et que la bibliothèque soit incendiée par l’ennemi. La commune des femmes d’Alep, qui avait pris une position de principe et joué un rôle d’avant-garde dans la résistance, a été violemment attaquée.
À Raqqa et Tabqa, villes majoritairement arabes, libérées de l’État islamique, les femmes se sont organisées dans des communes et des conseils, au cours de la dernière décennie. Luttant pour leur libération, elles ont formé le mouvement des femmes « Zenobia ».
En tant qu’Institut Andrea Wolf, nous avons rencontré les femmes de Zenobia ces derniers mois afin de donner sens à leur mémoire et d’apprendre de leur expérience collective. Notre échange, sous forme d’entretien, sera bientôt disponible à la lecture. Elles nous ont expliqué qu’être organisées en tant que femmes signifie pour elles lutter contre toutes les normes et traditions profondément enracinées dans la société à la suite de l’occupation par l’État islamique. Des milliers de révolutions fleurissent chaque jour lorsque les femmes découvrent leur force, leur pensée et leur volonté. Cela conduit à des milliers de révolutions quotidiennes dans la société, à mesure qu’elles font l’expérience de vies dignes.
L’attaque et la prise de Raqqa par le gouvernent de transition syrien, menace gravement les activités des femmes et leurs institutions de libération telles que Zenobia, mais aussi les femmes occupant des postes de coprésidence ou travaillant dans des conseils, des écoles ou centres culturels. Au moment où nous écrivons, nous ignorons si elles sont toutes en sécurité. Comme à Alep, les centres de libération des femmes ont été incendiés par les milices qui répandent le sang et la destruction.
Ce n’est pas la première fois que les centres de Zenobia sont attaqués. L’an dernier, lors de la campagne mondiale des femmes sous le slogan « Avec l’unité des femmes, nous construisons une Syrie libre, démocratique et décentralisée », le centre Zenobia d’Abu Hammam, près de Deir ez-Zor, a été incendié par une bande fasciste. Alors que l’exclusion des femmes des processus de décision est l’une des manifestations les plus profondes de la crise dans cette région, le plus grand effort pour changer a été accompli par toutes ces structures qui déverouillent les portes des maisons et montrent aux femmes qu’il y a une place pour elles dans la société.
Le travail de la commune des femmes commence là où se créent les liens et les relations entre femmes, et où elles apprennent à se connaître, à découvrir leurs rêves, leur volonté et leur force. La pensée des femmes a été réduite à néant et dévalorisée pendant des siècles, afectant la possibilité de développer une mentalité refusant la hiérarchie maître-esclave du patriarcat, de l’État et du capitalisme. Sans pensée libre, la création d’une vie libre reste impossible, car notre manière de penser façonne le monde dans lequel nous vivons.
Une société où les femmes ont conscience d’elles-mêmes, font confiance à leur propre genre, trouvent une base organisée dans une unité démocratique et communale, est une société saine. Comme un organisme sain dans la nature, une société saine se construit sur une solide autodéfense communautaire, sur une capacité de créer et de vivre « l’art de la liberté » comme principes de politique démocratique.
« La société démocratique est le programme politique de cette période. Elle ne vise pas l’État. La politique de la société démocratique est une politique démocratique. La commune elle-même est une commune démocratique. Il serait erroné de séparer ces notions les unes des autres. La société communale est démocratique. » (Perspective d’Abdullah Öcalan pour le 12ᵉ congrès du PKK)
Comme les camarades de Zenobia l’écrivaient l’an dernier après une attaque :
« Ils peuvent détruire nos espaces, mais pas notre volonté. De telles attaques ne briseront jamais la détermination des femmes qui luttent pour la liberté et une société démocratique. »
Cette fois, l’attaque n’était pas un cas isolé, mais partie d’une guerre violente menée par des forces animées par une mentalité opposée à la ligne de la commune et des femmes, opposée à la ligne de la vie. Cette guerre, ces attaques, cette violence n’ont pas comme unique but l’accaparement du pétrole ou des terres, mais ont pour objectif la soumission des femmes libérées de la domination capitaliste et patriarcale. C’est que nous signifions lorsque nous affirmons qu’il s’agit d’une guerre idéologique, d’une guerre sur le sens de la vie, menée par un ennemi vieux de plusieurs milliers d’années, et contre lequel nous résistons et luttons depuis des milliers d’années.
Cet ennemi répand aujourd’hui à nouveau des voiles noirs parmi les femmes de Raqqa, afin d’imposer sa vérité et de détruire toute possibilité de vie libre. Ce n’est pas seulement une menace pour la vie de la société, c’est une torture et une tentative de tuer la société. Comment une société vivant sous la bannière d’une vérité unique imposée, privée de la liberté de développer sa propre éthique et sa propre culture – une société où les femmes sont dissimulées et emprisonnées – peut-elle être acceptée ? Et même si l’on raisonnait selon les termes des puissances hégémoniques, parlant d’un plan de réorganisation du Moyen-Orient, comment la paix peut-elle être construite, ou une solution discutée, si elle repose sur la dégradation de la valeur de la vie et sur une mémoire assassinée ? Cela est inacceptable.
« Le pouvoir se nourrit principalement du manque de mémoire. » (Nagihan Akarsel)
Lorsque la ville de Raqqa a été libérée de l’Etat islamique en 2017, les femmes ont jeté et brûlé les voiles noirs qui leur avaient été imposés, ont embrassé et enlacé les combattantes des YPJ et ont pleuré ensemble leurs filles et leurs frères assassinés pendant la longue occupation. « Nous dédions la libération de Raqqa à toutes les femmes du monde », ont écrit les YPJ dans leur déclaration. Et, après une longue nuit sombre, le soleil s’est levé, éclatant.

À Tabqa, ville de la même région de l’Euphrate, les femmes ont érigé une statue à l’entrée de la ville et ont dansé autour, célébrant ce nouveau symbole de liberté et la libération de l’État islamique. Le visage de la statue est symboliquement celui de notre camarade assassibée Rojbin Arab, une jeune femme arabe née au Liban, qui a rejoint la lutte de libération du Mouvement de liberté kurde et a donné sa vie pour celle-ci. Les vêtements qu’elle porte sont ceux des YPJ, symbole de la libération des femmes, de l’autodéfense et de l’unité des femmes dans la lutte contre la mentalité patriarcale, contre les États-nations et contre toutes les forces oppressives.
Cette année, le 18 janvier, cette statue a été renversée par quelques dizaines d’hommes levant les doigts en signe de l’organisation fasciste turque des « Loups gris », fiers de la violence symbolique dont ils sont capables. Pour contrôler et dominer à nouveau les femmes, ils doivent éradiquer les preuves et la mémoire collective des femmes arabes luttant côte à côte avec les femmes kurdes.
Une fois encore, nous touchons à la mémoire de la société et nous parlons de culture. La culture est en réalité le monde du sens, celui de l’expression de la mentalité des sociétés dans l’art et la science, celui de leur capacité à produire de nouveaux actes sociaux et créatifs. C’est à travers la culture que la société vit, retrouve les valeurs de ses traditions, en crée de nouvelles et leur permet de s’enraciner en tissant des liens entre les générations.
Cet ennemi, existant depuis longtemps comme mentalité patriarcale dominante de la caste meurtrière, peut brûler les communes de femmes, détruire nos statues, nous torturer et même couper les tresses de nos combattantes pour les exhiber comme trophées de guerre. Mais, ces atrocités ne suffiront pas à détruire la ligne historique des femmes et de la commune, existant depuis le début de l’humanité, ni à arrêter la volonté révolutionnaire de liberté.
La ligne de l’État et la ligne de la commune
Dans une société qui s’auto-administre, le sens est central et constitue la base de la vie commune. Si le sens manque, il ne peut y avoir d’éthique, et sans éthique, quel est le sens de la vie? Abdullah Öcalan, nous rappelle que la question pour encourager les révolutions n’est plus « Que faire ? », mais « Comment vivre ? ». Si le sens social de la vie fait défaut, cette question reste sans réponse.
La révolution du Rojava est une révolution de la compréhension du sens de la vie. Avec une ligne éthique très forte, la politique devient l’art de la liberté et non un moyen de manipuler la société. Comme l’a déclaré Rêber Apo1 dans son premier message vidéo depuis Imrali en juillet 2025 : « la politique ne connaît pas le vide ». Cela signifie que chaque manque de sens ouvre une porte à l’ennemi, permettant à la méfiance de s’infiltrer dans le moral du peuple et entraînant la perte de l’unité.
La société est une réalité communale fondée sur la commune. Toute tentative de gouverner la société par des politiques qui vont vers la destruction de la communalité est une tentative de tuer la société : ce n’est pas de la politique, c’est la guerre.
Ce n’est pas un hasard si, aujourd’hui, le leader du mouvement de la liberté, après de longues années d’isolement total, s’adresse à son peuple et à son mouvement en insistant sur la ligne de la nation démocratique et de la commune que toutes les grandes puissances internationales et hégémoniques cherchent à dissoudre.
Ce qui se passe actuellement est une attaque contre la nation démocratique, dont l’essence est le communalisme et dont l’unité fondamentale est la commune des femmes.
« L’État-nation est contraire au socialisme, il le corrompt. Pour cette raison, nous avons rejeté non seulement l’idée de l’État-nation, mais aussi l’objectif d’en établir un. À sa place, nous avons proposé la nation démocratique. Notre perspective pour cette nouvelle période est centrée sur la reconstruction de la société sur la base de la nation démocratique, de l’éco-économie et du communalisme. Nous faisons désormais face à la responsabilité de développer le cadre conceptuel et théorique nécessaire pour que cette reconstruction s’enracine philosophiquement, idéologiquement et pratiquement dans le tissu de la société. » (Perspective d’Abdullah Öcalan pour le 12ᵉ congrès du PKK)
Si nous regardons au-delà de ces massacres, nous pouvons voir que ces forces suivent l’ancienne et bien connue ligne de l’État, de la caste meurtrière, qui se reproduit comme un parasite, volant et tuant la vie de la société. Sur le plan idéologique, les forces hégémoniques poussent la ligne nationaliste, y compris pour le peuple kurde. Elles tentent de manipuler la volonté de la société en proposant une possibilité de fausse liberté. Cela se fait en imposant des divisions sur une base ethnique, opposant Kurdes et Arabes, et « bons Kurdes normaux » – ceux qui veulent un État-nation – et « Kurdes terroristes et dangereux » – ceux qui s’organisent de manière autonome et suivent la voie de la lutte contre l’État et la mentalité patriarcale.
De manière cohérente, les forces nationalistes kurdes sont aujourd’hui promues, cherchant à transformer l’autonomie, l’autodéfense et l’auto-organisation de la société en une structure étatique fondée sur la division ethnique et culturelle. La proposition faite par Al-Jolani au commandant général des FDS, Mazloum Abdi, le 18 janvier, de « reconnaître les droits culturels et linguistiques kurdes, de résoudre les questions civiles et de restituer les biens », tout en menant des attaques génocidaires, s’inscrit exactement dans cette ligne.
Une société qui crie « Yek yek yek gelê kurd yek e » (un, un, un, le peuple kurde est un) – en franchissant la frontière étatique entre la Syrie et la Turquie et en abaissant le drapeau turc – peut-elle être trompée de cette manière ? Non. Il n’y a pas de vide qu’ils puissent combler ainsi.
L’ancienne stratégie du « diviser pour mieux régner » est utilisée par toutes les puissances dominantes depuis l’apparition du premier système oppressif : le patriarcat. Aujourd’hui, elles utilisent le HTS, ainsi que l’Etat islamique, comme des outils pour mettre cette stratégie en œuvre. Les États-Unis prétendent jouer un rôle de médiateur lorsque la situation atteint son paroxysme.
Laisser les États-Unis jouer le rôle de médiateur entre des forces démocratiques socialistes et jihadistes fondamentalistes ne signifie pas seulement accepter une paix salie, trahie par des compromis démocratiques, mais aussi que tout ce qui sera obtenu sera utilisé à leur profit. Une commandante des YPJ, Nesrin Abdallah, déclare, alors qu’elle défend une nouvelle fois la ville de Kobané contre l’Etat islamique :
« Nous croyons que même la paix la plus sale est préférable à la guerre. Notre révolution veut la paix, un accord qui garantisse les droits et la stabilité. Mais tout cela ne peut être obtenu que par la résistance. »
Organiser le Moyen-Orient sur une base communale et confédéraliste régionale n’est pas seulement une proposition, mais une nécessité claire. Après plus de dix ans de vie dans un système socialiste démocratique, une mentalité révolutionnaire est vivante, se transmet de génération en génération et ne connaîtra pas de fin.
« Nous sommes les enfants d’un peuple qui a payé un lourd tribut pendant des années ; se rendre face à ces sacrifices est impossible. C’est pourquoi la confiance que place notre peuple en nous a toujours été inébranlable, et nous serons dignes de la position et de la résistance de notre peuple. (…) Nous porterons l’héritage de dizaines de camarades tombées en martyres à cause de la trahison des puissances internationales dans les zones que nous avons libérées. C’est notre promesse à notre peuple. Croyez en vos enfants, croyez en vos combattantes. La victoire appartiendra à notre peuple. Notre peuple vivra avec dignité parmi les peuples du monde. Il n’y a pas d’autre option que la victoire. » (Message des forces YPJ résistant à Hesekê, 20 janvier 2026)
En tant qu’enfants de celles et ceux qui ont lutté avant nous, nous poursuivons la lutte pour vivre une vie libre et dans cette lutte, il ne peut y avoir que la victoire.
1 Abdullah Öcalan